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Le Mouvement se tasse ! Mais ceux qui restent ...

La Photo est de :
NICOLAS TUCAT / AFP
Les gilets jaunes sur les Champs-Elysées, samedi 22 décembre.

Antisémitisme, policiers agressés :

 

La mobilisation des gilets jaunes marquée par les débordements

 

Cyrielle Cabot Journaliste à BFM-TV

 

Plusieurs incidents violents se sont produits en marge des manifestations des gilets jaunes, ce week-end partout en France.

 

La nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes, samedi, a été émaillée de plusieurs dérapages et incidents violents, provoquant de vives réactions de la classe politique.

 

Des propos antisémites

 

Samedi matin, des centaines de gilets jaunes se sont réunis à Montmartre à l'initiative d’Éric Drouet, l'une des principales figures du mouvement. Une vingtaine d'entre eux se sont alignés spontanément sur les marches du Sacré-Cœur pour entonner une chanson du polémiste Dieudonné intitulée La quenelle, sur l'air du Chant des partisans. Outre des paroles vulgaires, la chanson fait référence à ce geste popularisé par l'humoriste controversé et considéré comme antisémite.

 

Un journaliste de 20 Minutes, Thibaut Chevillard a par ailleurs rapporté sur son compte Twitter une scène à laquelle il a assisté dans le métro parisien dans la nuit de samedi à dimanche : trois gilets jaunes tenaient des propos antisémites et faisaient le geste de la "quenelle" quand une personne âgée aurait essayé de les raisonner, leur expliquant qu’elle était juive et rescapée d'Auschwitz. L'un d'eux aurait rétorqué que les chambres à gaz n'existaient pas.

 

La Préfecture de police a annoncé sur Twitter ce dimanche que la police régionale des transports allait mener des investigations.

 

Une effigie de Macron décapitée

 

Vendredi soir à Angoulême, en Charente, un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapitée pendant une manifestation selon La Charente Libre. Les manifestants avaient d'abord organisé un simulacre de procès du président de la République qui s'est terminé par une condamnation à mort. Un bourreau masqué a donc décapité le mannequin avant que celui ne soit brûlé sur un bûcher sous les chants et les danses des manifestants. La préfecture de Charente a annoncé samedi avoir signalé cette "mise en scène macabre" au parquet d'Angoulême.

 

Des policiers pris à partie

 

Malgré un début de journée plutôt calme, la situation s'est tendue samedi, en fin d'après-midi, sur les Champs-Elysées. Plusieurs manifestants ont pris à partie trois policiers à moto, leur lançant des projectiles, notamment une trottinette, au point de les faire tomber de leurs véhicules. Menacé, l'un des policiers a finalement sorti son arme de service pour pouvoir s'éloigner des manifestants et éviter de se faire lyncher.

 

Des journalistes agressés

 

Deux journalistes de France 2 ont été agressées à proximité de la frontière franco-espagnoles, au niveau du péage du Boulou, sur l'autoroute A9, selon l'AFP. :

 

- "Avec ma collègue, on a été prises à partie, pourchassées, frappées par une foule de manifestants qui nous a complètement encerclées", a expliqué l'une d'elle. "Vendues", vous ne faites que trafiquer la réalité", leur criaient des gilets jaunes.

 

Une de nos équipes et une journaliste du Progrès ont aussi été agressés par des gilets jaunes à Saint-Chamond, dans la Loire.

 

De vives réactions de la classe politique

 

Ces violences ont vite fait réagir la classe politique. Dès samedi soir, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveau, déplorait ces débordements sur son compte Twitter :

 

« On » lynche des policiers, « On » chante la quenelle de Dieudonné à Montmartre...  Derrière ces « On », un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste, écrit-il.

 

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a lui fustigé dimanche dans un message posté sur Twitter :

 

"un simulacre de décapitation du chef de l'État... Des agressions d'une violence inouïe contre des policiers... Des gestes antisémites en plein Paris... Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l'objet d'une condamnation unanime et de sanctions pénales", a-t-il ajouté.

 

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