Philippe Bono

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Philippe Bono est né en 1955 à Talence dans la région bordelaise.  

 

Sculpteur plasticien, il écrit aussi. Avec son ami le poète Gabriel Okoundji, il a cosigné un livre en 2005 :

bono, le guetteur de signes aux éditions ELYTIS.

 

En 2008 entre poésie et sculptures, il publie: bono, au delà des formes aux éditions ELYTIS.

 

Un nouveau livre en collaboration  avec l’artiste RAAK ,textes de P.BONO :

APRES LE DELUGE aux éditions TRIANGLE a été édité début 2009.

 

P.BONO est aussi publié dans la revue FRICHES, cahiers de poésie verte.

 

En 2014 parait " à l'ombre du vent" aux éditions bono, livre de poésie, photos et peintures

 

Parallèlement à son travail de sculpteur et, à peu de choses près, dans le même esprit, Bono écrit, avec l’alphabet ordinaire, indépendamment des accumulations de lettres hors mesure qu’il entasse dans des containers transparents pour les élever à la composante d’œuvres troublantes d’ambiguïté. Il s’agit d’autre chose de plus conventionnel en apparence. Bono écrit. Il y a dans cette écriture une poésie tentaculaire dont la verve souvent nostalgique est elle aussi habitée par une dimension romantique passée de mode à laquelle l’auteur redonne un souffle puissant à la mesure de l’ambition qu’il assume de donner en spectacle grandiose les égarements, les souffrances et les espoirs qu’il ressent en lui comme autant de facteurs de communauté, voire de communion, avec l’espèce humaine  dont il se veut partie représentative, animée de pulsions analogues à travers l’espace, le temps, les conditionnements culturels et les exigences de survie. Paradoxalement, l’emphase dramatique qu’il semble affectionner, au lieu de la modestie plus que teintée d’humour de ses propos à vif, peut, et même doit, être perçue, en abandonnant les critères historiques dont nous sommes repus, comme le témoignage ardent d’une timidité rédactionnelle qui veut, probablement inconsciemment, camoufler les éléments de l’âme et la fragilité du cœur sous couvert d’exercice de style. Parce que, n’en déplaise aux artisans patentés de la littérature branchée, chacun de ces textes nostalgiques au premier degré et habités d’une solennité d’un autre âge sont autant de déclarations d’amour à la vie. Et ce n’est pas si simple de dire son amour avec la volonté sous jacente d’employer un autre langage que celui auquel nous ont habitué les faiseurs de déclarations alambiquées qui prétendent témoigner de sentiments dont ils n’ont le plus souvent pas la moindre connaissance effective. Ce n’est pas banal l’amour sincère ; celui qui ne ressort pas des instructions émanant de qui se suppose autorité en la matière en édictant des codes, des règlements, des instructions diverses, prétendant dicter les conditions d’exercice de ce fabuleux état. Bono n’est pas friand de banalité. Sa sensibilité et ce manque de confiance en lui qu’il tente de faire passer pour de la lucidité le porte naturellement à déguiser la constance de ses débats avec l’objet de son amour, la vie sous toute ses formes. La vie qui, la plupart du temps, n’en fait qu’à sa tête. Et ça ne plaît guère à notre ami en qui flottent, hors le contexte social qu’il s’applique par ailleurs à respecter, des résidus de l’omnipotence du nouveau-né encore en lui comme en chacun d’entre nous. Parce que la vie, c’est lui aussi, et qu’il lui faut absolument dresser, avec les termes qui lui conviennent, les constats de ce combat intime. Mais l’amour vrai, celui qu’il observe à la loupe de son regard introspectif, celui là, au prix de mille péripéties, sort toujours vainqueur de ces mano a mano. La preuve ? Les plus sombres de ses poèmes, ceux qui font la plus large place au doute dévorant, se terminent tous par un cri d’espoir, un cri d’amour qui a le dernier mot. Je me permets de parodier le célèbre adage : « Aide-toi, le ciel t’aidera » pour lui dire à lui Bono, l’homme tourmenté et l’artiste sincère mais aussi à tant d’autres et pourquoi pas à commencer par moi : Aime-toi, la vie t’aimera.

 

 

 

G.SENDREY